Centrafrique : Michel Djotodia promet de payer deux mois de salaire, les fonctionnaires se frottent les mains

23 mai 2013 15 h 43 min1 commentaireViews: 229
Michel Djotodia

Michel Djotodia

Lors d’une rencontre mardi avec les parents d’élèves et les responsables d’établissements, le président de la transition centrafricaine a promis de payer deux mois d’arriérée de salaire aux fonctionnaires de l’Etat. Les enseignants avaient posé cette condition comme sine qua non, pour leur retour dans les salles de classe. Dans les quartiers de Bangui, les fonctionnaires se frottent les bains et attendent de prendre le président de la transition aux mots.

L’annonce de Michel Djotodia pour payer les deux mois de salaire avait fait couler d’encre. Dans plusieurs de ses adresses à la nation, le Chef de la Transition a insisté sur le fait que les caisses de l’Etat sont vides.

Or, depuis la prise de pouvoir par la Séléka en Centrafrique en mars, les retards de salaires refont surface. Une situation que les centrafricains avaient commencé à oublier. Des pensions des fonctionnaires retraités qui devaient être versées au début du mois de mars 2013, ne sont toujours pas payées jusqu’à présent.

Le salaire d’avril n’est pas encore payé à ce jour alors que la fin du mois de mai s’annonce. Ce sont donc ces deux derniers mois que le Michel Djotodia a promis de verser. Dans la ville de Bangui, les réactions sont quasi identiques : « Voyons voir ! ».

Ces réactions montrent le scepticisme des fonctionnaires centrafricains, à croire aux paroles de Michel Djotodia. « Si le président affirme souvent que les caisses de l’Etat sont vides, nous doutons fort de sa promesse à payer deux mois de salaires aux fonctionnaires et agents de l’Etat. Nous nous demandons où est-ce qu’il va trouver de l’argent pour nous payer », s’est inquiété un cadre de la fonction publique.

Il faut dire que depuis le déclenchement de la crise en décembre 2012, l’Etat commençait à connaître des problèmes quant à ses rentrées fiscales et ses recettes douanières. Le corridor Bangui-Douala véritable poumon économique ne voyait plus les véhicules comme auparavant. De nombreux bureaux tant des Impôts que des Douanes avaient fermé leurs portes. Depuis le 24 mars 2013, la situation s’est empirée. Les combattants de Séléka sont devenus maîtres des lieux. Aux frontières, ils sont douaniers, et perçoivent les recettes pour leur compte

Hippolyte Donossio

Tags:

1 Commentaire

  • Qu’il commence à faire partir ces enfants fous armés qui font seuls la loi, avant de rêver. J’ai comme l’impression qu’il veut faire cela pour que ses mêmes enfants viennent les récupérer en nous braquant.

Laissez une reponse